Très souvent, le terme ‘laurier’ sème la confusion chez bon nombre de propriétaires de jardins, qui se demandent si on parle du ‘laurier-cerise’ (Prunus laurocerasus) ou du ‘laurier vrai’(Laurus nobilis).
Ci-dessous, il sera question du laurier vrai, Laurus nobilis, ou laurier-sauce ou encore laurier des cuisinières, dont la feuille s’utilise dans plusieurs préparations culinaires.
Outre les soins généraux à apporter à votre laurier-sauce - protection contre le gel, engrais approprié, etc. – il convient aussi de s’assurer de temps à autre qu’il n’est pas exposé à un agent de contamination. Parfois, les feuilles des jeunes pousses jaunissent. Ceci révèle la présence du psylle du laurier. Ces petites feuilles jaunies sont généralement légèrement boursouflées, avec le bord recourbé vers le bas. On aperçoit les psylles blancs laineux sur la partie inférieure de la feuille. La plupart du temps, la feuille n’est atteinte que sur une face. Les feuilles vidées de leur sève finissent par brunir puis par tomber.
Il y a deux ou trois générations de psylles par an, ce qui signifie qu’il faut s’y attaquer dès l’apparition des premiers symptômes, en mai en règle générale. est un produit parfaitement adapté. En raison de la bonne action de contact, élimine très rapidement les insectes présents qui ont été touchés par le produit. La technique de pulvérisation correcte consiste à surtout bien humidifier la partie inférieure de la feuille, car c’est là que se tapissent les psylles du laurier.
est un produit avec un temps d’attente très court, à peine 7 jours. Il est donc possible d’utiliser les feuilles de laurier assez rapidement après le traitement, sans risque de résidus.
D’autres fléaux, tels que pucerons et rouleuses de feuilles, se rencontrent parfois sur le laurier-sauce, et il convient alors de traiter celui-ci avec des produits systémiques. Cependant, le temps d’attente de ces produits est relativement long, et il faudra donc patienter plusieurs semaines avant d’utiliser les feuilles en cuisine comme herbe aromatique.