Des plantes décoratives qui s’étiolent puis dépérissent sont un phénomène de plus en plus fréquent dans nos jardins. Si la partie aérienne n’est menacée ni par des insectes ni par d’autres fléaux friands de végétaux, on est en droit de s’interroger sur l’état du système racinaire.
Incriminer directement les champignons du sol constituerait un diagnostic précoce. Des excès d’eau, surtout prolongés, peuvent également avoir des effets néfastes sur le système racinaire : les pores du sol sont gorgés d’eau, et l’asphyxie puis la mort des racines en sont les conséquences bien connues. Car une plante a aussi besoin d’air dans le sol. Et si ses racines ne sont plus capables de jouer leur rôle, elle est perdue. Elle s’étiole et finit par mourir.
Mais un sol détrempé ou trop compact n’est pas seul en cause.
Dans de telles situations, on peut envisager la présence de champignons du sol qui s’attaquent aux racines de la plante. Dans ce cas-ci aussi, les racines ne sont plus capables d’effectuer leurs tâches normales, notamment puiser l’eau et les éléments nutritifs. Les champignons des racines croissent continuellement, de sorte que le système racinaire dépérit petit à petit, et ceci se remarque à l’étiolement de la plante en surface. Une décoloration terne et mate s’observe aisément.
Dès que l’intégralité du système racinaire est atteinte, toutes les parties de la plante meurent. On ne connaît pas toujours les champignons parasitaires responsables du dépérissement des racines, mais très souvent il s’agit de Phytophthora spp., il suffit de penser aux plantes ligneuses telles que Chamaecyparis, Cupressocyparis x leylandii, Erica, Taxus, Rhododendron, Juniperus, ….
Dès que l’on suppose l’existence d’une maladie des racines, il conviendra d’arroser la plante avec le produit . Ce fongicide, qui s’attaque aux maladies des racines, est systémique, ce qui signifie qu’il est absorbé par les racines encore saines puis transporté vers l’endroit où la maladie fongique fait rage. Naturellement, ceci n’est valable qu’à condition que le système racinaire soit encore intact en grande partie, sans quoi l’absorption active du produit n’est plus possible. Généralement, les symptômes de la maladie ne s’observent que quand il est déjà beaucoup trop tard et que les capillaires de la plante sont définitivement condamnés.
Le seul remède consiste à enlever la plante malade et à traiter sa remplaçante préventivement avec . Une dose de 15 ml/m² de superficie de sol est suffisante. Il est très important à ce propos de prévoir jusqu’à deux litres d’eau d’arrosage par m² de superficie de sol. C’est la seule méthode qui garantit que le produit sera déversé en quantité suffisante à hauteur des racines dans la couche de terre supérieure. N’oubliez pas non plus d’arroser les plantes voisines saines avec le produit . Il est conseillé de répéter le traitement un mois plus tard, afin que les résultats de vos efforts soient doublement récompensés !
La force supplémentaire du produit réside dans sa capacité à s’attaquer aussi à d’autres champignons du sol nuisibles tel Phytium. Certaines plantes d’appartement en souffrent parfois, comme les orchidées dont les racines aériennes présentent alors des symptômes de dépérissement racinaire. Plusieurs autres sortes de plantes sont également sensibles à cette maladie fongique, surtout en début croissance. Aussi avez-vous intérêt à utiliser pour traiter préventivement les semis et boutures de vos plantes précieuses, pour éviter leur dépérissement provoqué par Phytium et/ou Phytophthora.
Il existe d’autres champignons du sol qui menacent vos plantes décoratives d’étiolement et de dépérissement, notamment les espèces Verticillium et Fusarium. Des exemples bien connus de dépérissement causé par les maladies des racines sont la maladie du flétrissement de la clématite (qui s’observe principalement lors de la floraison) et le flétrissement des rameaux du Catalpa (qui s’observe à partir du mois d’août). Un traitement préventif au printemps permet d’éviter ces problèmes. Enfin, le hêtre, le tilleul et la campanule sont sensibles à Verticillium spp.
Le champignon Fusarium est en cause si vous constatez des problèmes de flétrissement et de dépérissement sur la lavande, le caryoptéris, le genêt, le buis.
La lutte contre les champignons du sol Verticillium et Fusarium s’effectue avec un autre produit, Sporgon® Garden. L’arrosage avec 20 grammes de Sporgon® Garden par m² de superficie de sol permet d’empêcher la dispersion des maladies. Il est très important à ce propos de prévoir jusqu’à deux litres d’eau d’arrosage par m² de superficie de sol. C’est la seule méthode qui garantit que le produit Sporgon® Garden sera déversé en quantité suffisante à hauteur des racines dans la couche de terre supérieure.